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Témoignages

Dans les mots de nos reporters multiplateformes.


Amélia MachHour
ICI Saskatchewan, cohorte printemps 2017

Charlotte Dumoulin
ICI Alberta, cohorte automne 2017

Wildinette Paul
ICI Nouveau-Brunswick, cohorte printemps 2017

C’était comme un saut dans le vide. J’ai déposé ma valise dans un Airbnb en Saskatchewan, une province où je n’avais jamais mis les pieds, en compagnie de neuf autres personnes que je n’avais jamais vues et de professionnels d’un domaine dont je ne connaissais, admettons-le, rien. Mes études en journalisme et criminologie m'avaient apporté le sens de la rigueur et une bonne maîtrise de la langue, mais étaient restées très théoriques : je n'avais jamais ne serait-ce qu'écrit un véritable article.

Et pourtant, au lieu de m’écraser, j’ai l’impression d’avoir un peu réussi à voler. Les formateurs vous diront toujours que c’est grâce à vous, mais je sais que c’est aussi leur passion, leur talent, leur expérience et leur patience qui m’ont permis de réaliser des choses dont jamais je ne me serais crue capable et d’en apprendre ainsi beaucoup sur moi-même.

D’un naturel timide et plutôt réservé, j’ai appris à faire de la télé, à m’imposer dans des conférences de presse, à raconter des histoires pour qu’elles marquent les esprits, à faire des montages télé et radio de mes propres reportages, à faire des photos de qualité, à livrer des informations claires en un temps record, et j'en passe.

Mais c’est aussi une expérience riche du point de vue humain que d’être entourée de professionnels inspirants qui parviennent à faire ressortir le meilleur de vous-même. Les cinq semaines de formation sont intenses et on apprend parfois dans la douleur (qui n'a jamais grimacé en entendant sa propre voix? Je vous rassure, c'est de moins en moins dur avec le temps et on est tous dans le même panier!). Ce qui est certain, toutefois, c'est qu'au bout de chaque jour, rien ne valait ce sentiment tiré de ce que j’étais parvenue à faire, et au bout de la formation, je suis arrivée avec tous les outils dont j’avais besoin dans ma station d’accueil.

Cette formation de reporter multiplateforme restera sans aucun doute l’une des expériences les plus marquantes de ma vie (je pèse mes mots!), qui m’aura permis d’apprendre en cinq semaines un métier complexe et, surtout, de poursuivre mon développement de carrière dans la station où je suis maintenant engagée, où les opportunités de développement sont nombreuses et où j'ai la chance de faire de tout, des directs télé, à la lecture de nouvelles, en passant par la rédaction de reportages plus fouillés.

Le 25 août 2017 est une date importante pour moi. C'est ce jour-là qu'on m'a annoncé que j'allais faire partie de la deuxième cohorte du programme Reporter multiplateforme à Regina. Bien que j'étais loin de savoir ce qui s'en venait pour moi, j'étais très excitée de m'envoler vers l'Ouest canadien pour tout apprendre sur le métier de reporter. Je vous assure que je n'ai jamais regretté d'avoir quitté Montréal pour me lancer dans l'inconnu parce que, depuis ce jour, mes expériences sont au-delà de mes attentes.

Le programme donne vraiment un grand coup de pouce à tous ceux et toutes celles qui veulent devenir reporter à Radio-Canada. On y apprend le métier de A à Z. Des journalistes d'expérience de partout au pays viennent travailler avec nous pendant environ un mois. Ils nous donnent des conseils pour gérer notre temps dans une journée de travail, ils nous parlent des défis que l'on peut rencontrer sur le terrain et comment les résoudre, on nous montre les différents outils avec lesquels on travaille, on développe notre écriture journalistique, on apprend les étapes nécessaires pour bâtir un bon reportage et aussi comment on peut jongler avec les différentes plateformes à Radio-Canada (web, télé, radio, réseaux sociaux).

Même lorsque le programme est fini, la porte des journalistes qui sont venus nous enseigner reste grande ouverte. Ce sont des contacts pour la vie. On peut continuer de leur poser des questions ou leur demander de la rétroaction. C'est ce qu'ils appellent leur « service après-vente ». C'est très précieux d'avoir des professionnels passionnés par le journalisme qui croient en nous, qui suivent notre cheminement et qui veulent qu'on s'améliore. Les liens professionnels et d'amitié qu'on tisse tout au long de la formation et du stage sont d'autres points positifs de ce programme.

Cette formation m'a aussi permis de visiter différentes villes au pays et de comprendre comment les journalistes des différentes stations de Radio-Canada travaillent. Après Regina, je suis allée faire mon stage à Vancouver et depuis un an je travaille comme reporter à Calgary. J'ai beaucoup appris en côtoyant les journalistes de chacune de ces stations et en travaillant sur divers sujets, par exemple la politique municipale, les conflits pétroliers, le prix des loyers, etc. C'est aussi ce qui est super avec le programme de Reporter multiplateforme : on travaille! J'avais peur d'être surtout en observation et de ne pas pouvoir mettre la main à la pâte. Toutefois, rapidement quand je suis arrivée dans une station, j'ai pu couvrir une première conférence de presse et produire un vrai topo radio!

Alors, si vous êtes les prochains à vous lancer comme moi dans cette aventure radio-canadienne, j'espère que vous aurez autant de plaisir que j'en ai eu. Et, qui sait... par la suite, on se retrouvera peut-être en Alberta!

Zoé Clin
ICI Saskatchewan, cohorte printemps 2018

En avril 2018, j’ai quitté Montréal pour m’envoler vers Regina rejoindre les neuf autres journalistes sélectionnés pour la troisième cohorte du programme  Reporter multiplateforme de Radio-Canada.

J’avais tellement lu et relu le descriptif de la formation que je savais que je venais de signer pour retourner (littéralement) sur ces bancs d’école que j’avais quittés il y a un petit paquet d’années. Mais quelle école!

Le programme Reporter multiplateforme ne mise pas sur la transmission du savoir d’anciens professionnels retraités, mais sur le partage de connaissances et d’expériences de rédacteurs, de journalistes de terrain, de spécialistes de l’audiovisuel, de pupitreurs… Autant d’artisans qui travaillent quotidiennement pour Radio-Canada.

Avec des journalistes comme Pascal Poinlane pour nous former aux interventions en direct à la télé, ou Julie Landry pour décortiquer les ingrédients d’une bonne histoire radiophonique, ce sont des journalistes radio-canadiens chevronnés, venus d’un peu partout au pays qui convergent vers Regina le temps de quelques semaines.

Oui, l’horaire est bien rempli, ou du moins suffisamment riche pour acquérir ou réapprendre les bases du métier d’un journaliste apte à travailler pour le web, la télé et la radio… En cinq semaines, et non plusieurs semestres.

Et ça, c'est une des forces de ce programme  de formation en milieu de travail dans une station de Radio-Canada.

Ce que j’avais mal mesuré, par contre, c’était l’immensité des horizons qui étaient en train de se dessiner devant moi.

Après ces quelques semaines en Saskatchewan, j’ai refait mes valises, pour Calgary, cette fois. J’y ai fait mes débuts comme journaliste à Radio-Canada, d’abord dans le cadre du stage qui va de pair avec la formation.

Bien que j’étais techniquement «stagiaire», j’ai tout de suite été considérée par les affectateurs comme une journaliste comme les autres; sauf qu’en prime, j’avais un collègue pour m’aiguiller au besoin.

De stagiaire, je suis passée au statut d’employée, d’abord temporaire à Calgary, puis permanente à Edmonton. C’est là que je travaille depuis le mois d’août 2018, comme journaliste multiplateforme.

Est-ce que l’Alberta était un choix au départ ? Non. Mais j’étais ouverte à me déplacer un peu partout au pays pour intégrer une station de Radio-Canada. Puis, j’ai vite enregistré le message suivant: il n’y a pas de mauvaises villes où travailler. Certes chaque station a ses particularités… Ce que l’on peut éventuellement perdre dans l’une, on le gagne dans l’autre. Et… plus la station est petite, plus les responsabilités seront grandes !

En tant que journaliste multiplateforme, je peux faire du web le lundi, de la télé le mardi ou encore de la radio le mercredi.

J’aime aujourd’hui travailler en Alberta. Nos deux stations sont considérées comme des bureaux dits régionaux, mais les sujets que nous traitons se répercutent quotidiennement ou presque à l’échelle nationale.

De la couverture de la Coupe Grey à Edmonton, à celle de la saga judiciaire d’Omar Khadr, en passant par les manifestations pro-pétrole jusqu’aux enjeux entourant la francophonie, je suis amenée à traiter une panoplie de sujets aussi divers que variés.

Clairement, avoir suivi le programme Reporter multiplateforme m’a ouvert les portes du média pour lequel j’avais envie de travailler. J’ai pu non seulement  découvrir d’autres régions de ce grand pays, mais aussi avoir accès à un tout autre réseau.

Un gros merci aux neuf autres journalistes de la cohorte d’avoir été là. Âge, origine, parcours...Nous n'avions rien en commun à première vue outre la volonté de devenir de meilleurs journalistes. Dernière chose, mais non la moindre : le programme Reporter multiplateforme a aussi été une belle expérience humaine à l’issue de laquelle on se fait de nouveaux collègues et de nouveaux amis.

Une des choses les plus importantes que m’a apportée la formation Reporter multiplateforme, c’est de la confiance en moi.

Avant de participer au programme, j’avais de l’expérience en journalisme écrit, mais je n’étais pas tout à fait à l’aise devant un micro ou une caméra. Grâce à la formation, j’ai pu me pratiquer à faire des directs et des reportages et recevoir de la rétroaction des différents formateurs. Cela m’a permis d’être bien préparée et d’avoir confiance en mes capacités une fois arrivée dans ma station d’accueil.

En plus de m’aider à faire un énorme pas en avant dans ma carrière, le programme Reporter multiplateforme a été très enrichissant sur le plan personnel.

Pendant les cinq semaines de formation, j’ai eu la chance de faire plusieurs rencontres intéressantes. J’ai pu discuter avec des journalistes, des réalisateurs, des caméramans et des techniciens venus de partout au pays pour partager leur parcours et leurs connaissances avec notre groupe.

J’ai aussi appris à connaître les autres participants de ma cohorte et passé plusieurs bons moments avec eux. Grâce à cette expérience, je suis aujourd’hui en contact avec des journalistes d’un bout à l’autre du Canada.

Timothé Matte-Bergeron
ICI Colombie-Britannique, cohorte printemps 2018

Wildinette Paul
ICI Nouveau-Brunswick, cohorte printemps 2017

Avant d’intégrer le programme de reporter multiplateforme à Regina, j’étais journaliste pigiste à Montréal pour le magazine Planète F. J’avais l’habitude d’écrire des articles et de faire des reportages vidéos, mais je n’avais jamais travaillé dans un contexte de nouvelles et de production quotidienne.

La formation et le stage de reporter multiplateforme m’ont surtout permis d’acquérir une méthode de travail. Au fil de la formation, j’ai appris à organiser mes idées rapidement et à produire un topo télé, radio et un article web en une journée, chose qui me paraissait impensable avant mon arrivée à Regina!

Le fait que des journalistes d’expérience comme Sylvain Bascaron m’expliquent leurs méthodes de travail m’a permis d’apprendre à mieux m’organiser et à structurer mes idées rapidement. L’un des avantages de cette formation est que l’on reçoit de la rétroaction tous les jours pendant cinq semaines. Et ça n’arrive pas tous les jours!

Je travaillais depuis quelques mois à la station de Radio-Canada à Sherbrooke quand mon employeur m’a proposé la formation de reporter multiplateforme à Regina. Un mois et demi en Saskatchewan? Pourquoi pas!

Cette expérience m’a non seulement permis de bénéficier des conseils de professionnels du métier d’un peu partout à travers le pays, mais surtout d’apprendre à dépasser mes limites dans un contexte idéal d’apprentissage.

Je suis sortie de cette formation avec beaucoup plus de confiance en moi. J’ai aussi tissé des liens très forts avec mes collègues et les formateurs.

Un de ces journalistes m’a d’ailleurs donné un précieux conseil que j’applique quotidiennement : ne pas avoir peur d'essayer une chose différente par reportage. J’espère que les prochaines cohortes sauront profiter de ces suggestions comme j’ai pu le faire.

Myriam Eddahia
ICI Ontario, cohorte printemps 2018

Jean-Philippe Hughes
ICI Nouveau-Brunswick, cohorte printemps 2018

La formation Reporter multiplateforme m’a donné les outils nécessaires pour vraiment commencer ma carrière de journaliste. Pendant les quatre semaines à Regina, j’ai appris à bien connaître les émissions de Radio-Canada – cela a fait toute la différence quand j’ai commencé mon stage dans la salle des nouvelles à Vancouver.

Grâce à la formation, je me suis intégrée à l’équipe de Vancouver avec la confiance nécessaire pour suggérer des idées originales de reportage. J’ai impressionné les réalisateurs quand j’ai trouvé un francophone dans la petite ville de Williams Lake en Colombie-Britannique qui était en état d’alerte à cause des feux de forêt. Sans les astuces de recherche que Frédéric Zalac nous a enseignées à Regina, je n’aurais jamais pu trouver un témoin francophone.

En ce moment, je réalise mon rêve professionnel : travailler simultanément dans mes deux langues maternelles avec CBC Vancouver et Radio-Canada Colombie-Britannique. La salle des nouvelles intégrée de Vancouver me permet de faire la transition sans problème entre CBC et Radio-Canada. Mon bilinguisme me permet de venir en aide aux journalistes des deux réseaux, par exemple quand je fais une entrevue en anglais et en français, ou quand je traduis mes histoires réalisées en anglais pour en faire des versions françaises et vice-versa.

Avant de débuter en journalisme, j’ai travaillé pendant dix ans en recherches biomédicales. La formation et le stage de reporter multiplateforme m’ont donné tous les outils nécessaires pour passer du labo aux studios.

J’avais déjà mené des entrevues radio avant d’intégrer la formation multiplateforme, mais je n'avais pas réalisé de reportage. Trouver ma voix et un ton journalistique a été mon plus grand défi pendant la formation.

Pendant les exercices pratiques, une formatrice m’a demandé de me tenir debout devant elle et de crier avant d'enregistrer mon reportage. Je devais apprendre à projeter ma voix.

À l'issue de la formation et du stage de reporter multiplateforme, j’avais beaucoup progressé et on m’a offert le poste temporaire de rédacteur - présentateur des nouvelles Radio à Regina, en Saskatchewan. Grâce à ce poste, j’ai pu améliorer ma rapidité d’écriture et de synthèse journalistiques.

Je suis maintenant réalisateur associé à la recherche pour les émissions produites dans le Nord de l'Ontario. Je fais aussi des chroniques scientifiques bimensuelles et des nouvelles scientifiques quotidiennes dans l’émission de l’après-midi. Je n’aurais jamais imaginé tout ce chemin parcouru, il y’a à peine un an, après avoir été accepté dans le programme de reporter multiplateforme.

Catherine Poisson
ICI Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, cohorte automne 2017

Didier Gbetie
ICI Alberta, cohorte printemps 2018

Je savais à un très jeune âge ce que je voulais faire. Mon côté créatif penchait pour la musique, et mon côté plus pratique... le journalisme.

Mes études ont toujours tourné autour des communications et de la politique. Après ma formation universitaire, je trouvais qu’il me manquait l’aspect pratique, c’était trop théorique à mes yeux et pas assez concret. J’ai donc suivi une formation pratique en journalisme qui m’a amené à tenter ma chance pour le programme de reporter multiplateforme de Radio-Canada.

Honnêtement, je n’y croyais pas au départ. Je ne pensais pas qu’on allait me choisir, mais comme on dit « qui ne risque rien, n’a rien ». Je me suis donc lancé dans le processus de sélection en n’espérant rien en retour, mais en donnant le meilleur de moi-même. Et quelques semaines plus tard, on m’a annoncé que j’étais attendu à Regina pour le programme. C’était en mai 2017.

Le programme nous apprend à jongler avec toutes les plateformes (web/médias sociaux, radio, télé) tout respectant notre heure de tombée. On apprend à être rigoureux, à mieux discerner la nouvelle, à être débrouillard et à utiliser les outils de Radio-Canada.

C’est tellement un beau métier. C’est demandant physiquement et émotionnellement. Mais ce métier nous donne la chance de rencontrer toutes sortes de personnes fascinantes, de raconter leurs histoires, de donner une voix à tous et surtout d’informer les gens.

Le meilleur conseil que j’ai reçu c’est « fais-toi confiance ».

Danielle Kadjo
ICI Alberta, cohorte automne 2017

Alexis Gacon
ICI Grand Montréal, cohorte automne 2017

J’ai connu le programme en 2017. C’était au cours d’une discussion organisée par une collègue étudiante avec Luc Simard, le directeur, Inclusion des communautés à Radio-Canada. Un an plus tard, à la fin de mon certificat en journalisme, je m’y embarque après avoir passé les étapes de la sélection.

Je n’avais aucune idée de ce que cette aventure me réservait. Seulement, trois principes me guidaient:

  • L’opiniâtreté, car je voulais donner le meilleur de ma personne pour réussir ce programme;
  • L’ouverture d’esprit : bien qu’ayant évolué depuis 2002 en journalisme au Bénin, j’ai fait tabula rasa de mon savoir-faire journalistique pour rester disposé à l’apprentissage du savoir-faire de Radio-Canada.
  • Enfin, l’objectivité, puisque je me suis inscrit dans la logique d’accepter toute éventualité d’ un emploi permanent ou non à Radio-Canada.

Je suis autodidacte et j’aime chercher pour trouver seul des solutions à toute situation qui se présente à moi. Ceci peut ne pas toujours s’appliquer en journalisme lorsque les délais de livraison sont souvent courts. J’ai alors fait mien un conseil que m’a donné mon formateur principal. «Pose la question tout de suite lorsque tu ne trouves pas de solution» m’avait-il conseillé. J’ai fait de ce conseil un principe sans pour autant effacer ce qui me caractérise: la débrouillardise.

Au cours de mon stage, j’ai écrit des articles, j’ai fait un peu de radio, mais je n’avais jamais fait de télé. J’ai toujours voulu retourner au journalisme, un métier qui est le mien. Tout à coup, j’ai senti qu’on me donnait ma chance dans ma station d’accueil. Aujourd’hui, je suis réalisateur-associé technicien. C’est dire que l’aspect éditorial du métier acquis, c’est le côté technique que j’explore au quotidien dans l’exercice de mes fonctions.

C’est peut-être difficile de quitter sa famille, ses amis et ses proches à la poursuite de son rêve professionnel. Toutefois, c’est optimal de vivre l’expérience de travailler en région et d’avoir l’opportunité de toucher à tout.